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Plongez au cœur de l’Amazonie avec l’un des grands classiques latino-américains: « Le vieux qui lisait des romans d’amour »

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Le vieux qui lisait des romans d’amour de Luis Sepúlveda
Editions Points, 1992. 120 pages.

L’histoire: Antonio José Bolivar connaît les profondeurs de la forêt amazonienne et ses habitants, le noble peuple des Shuars. Lorsque les villageois d’El Idilio les accusent à tort du meurtre d’un chasseur blanc, le vieil homme se révolte. Obligé de quitter ses romans d’amour – seule échappatoire à la barbarie des hommes – pour chasser le vrai coupable, une panthère majestueuse, il replonge dans le charme hypnotique de la forêt.

PM Le vieux qui lisait des romans d'amourJe pense qu’on peut considérer ce livre comme une ode à l’Amazonie dans tout ce qu’elle a de plus beau et de plus dangereux. Il décrit vraiment bien l’état d’esprit des indiens qui y vivent. On entre vraiment dans la peau des gens qui aiment l’Amazonie et qui ne font qu’un avec elle à travers le personnage principal du « vieux », Antonio José Bolivar. Pour quelqu’un qui est totalement citadin et en plus européen ça paraît très particulier mais ça force l’admiration.

C’est un roman dérangeant dans le sens où on se rend compte que tout ce qui arrive dans l’histoire n’est de la faute que d’un seul homme, un idiot qui a eu l’excellente idée d’aller tuer des petits jaguars. Son geste va entraîner un grand nombre de morts, humaines et animales, et dans les deux cas elles vont nous attrister.

La personnification des jaguars est la force de cette histoire car on ressent une tristesse infinie pour la femelle qui a perdu ses petits. C’est beau, poétique, et ça nous fait prendre conscience une fois de plus de la bêtise humaine.

Sur le moment, j’ai bien aimé l’écriture narrative mais je n’ai pas du tout accroché aux dialogues que j’ai trouvé trop crus, parfois vulgaires. Je trouvais qu’ils cassaient complètement le rythme narratif qui décrit presque continuellement la beauté amazonienne. Après coup, je me suis rendue compte que cette opposition narration/dialogue reflète la différence entre la beauté de la nature et la laideur humaine, et je trouve ça très intelligent.

Ce livre ne laisse vraiment pas indifférent car il trouble, il perturbe, il dérange. Ce n’est pas qu’une énième dénonciation de la bêtise humaine et de ses conséquences sur la nature. C’est bien plus profond que ça et je comprends pourquoi il est considéré comme un classique de la littérature hispano-américaine.

Sepulveda LuisAuteur chilien vivant actuellement en Espagne, Luis Sepúlveda (1949) est engagé en politique et en écologie. Son premier roman, Le vieux qui lisait des romans d’amour, a été traduit dans le monde entier et est considéré comme un classique de la littérature latino-américaine. Il a depuis publié une vingtaine de romans dans lesquels on retrouve ses engagements politique et écologique.
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