biographie

Lorsqu’une auteure espagnole croise sa vie et celle de Marie Curie, cela donne « L’idée ridicule de ne jamais te revoir », un ovni littéraire à découvrir!

la-ridicula-idea-de-no-volver-a-verte(Lorsque j’ai lu l’œuvre en VO je cite l’édition lue mais aussi l’édition française.)

La ridícula idea de no volver a verte, Ediciones Booket, 2013. 240 páginas
L’idée ridicule de ne plus jamais te revoir, Editions Métailié, 2015. 177 pages
de Rosa Montero

L’histoire: Chargée d’écrire une préface pour l’extraordinaire journal que Marie Curie a tenu après la mort de Pierre Curie, Rosa Montero s’est vue prise dans un tourbillon de mots. Au fil de son récit du parcours extraordinaire et largement méconnu de cette femme hors normes, elle construit un livre à mi-chemin entre les souvenirs personnels et la mémoire collective, entre l’analyse de notre époque et l’évocation intime.

PM L'idée ridicule de ne plus jamais te revoirCe livre est un peu un ovni littéraire, je ne saurais pas dans quel genre l’inclure. L’auteure part en effet du journal que Marie Curie a tenu juste après la mort de Pierre Curie, son mari, pour faire sa biographie qu’elle mélange à ses anecdotes personnelles et à des réflexions sur le deuil, la condition de la femme et la vie en générale, le tout agrémenté de nombreuses citations. J’ai sincèrement mis une trentaine de pages à comprendre où elle voulait en venir, tant ce mélange me paraissait un joyeux bazar.

Malgré ça je dois dire que j’ai apprécié ma lecture. J’ai appris beaucoup de choses sur Marie Curie, des choses autres que celles qu’on a l’habitude de lire. L’auteure nous dévoile vraiment qui était la femme qui se cachait derrière la scientifique. Et on découvre quelqu’un follement éprise de son mari et dont le décès brutal lui a fait perdre le goût de la vie. Même si on voit à travers ce livre que Marie Curie était une femme froide et dure, ce que j’ai appris d’elle m’a beaucoup touchée. Les réflexions de l’auteure sur le décès de son propre mari sont également émouvantes.

Rosa Montero a une jolie écriture, très simple à lire, ce qui rend son récit encore plus touchant. Cependant, elle a tendance à trop souvent illustrer ses pensées en citant des gens ayant existé à n’importe quel moment de l’histoire, de l’Antiquité à nos jours, et même si ça permet d’apprendre des choses et que ça suit un raisonnement, je n’ai pas trop accroché. Je pense qu’elle aurait pu se contenter de parler de Marie Curie et d’elle-même et de réfléchir autour de cela, sans trop partir dans divers exemples.

L’idée ridicule de ne plus jamais te revoir reste malgré tout une bonne lecture qui nous permet de découvrir une facette méconnue de Marie Curie tout en nous faisant réfléchir sur divers thèmes.

 

Montero RosaAuteure et journaliste espagnole, Rosa Montero (1951) alterne depuis trente-cinq ans son travail au quotidien El Pais et l’écriture de ses livres, qui ont un très grand succès dans le monde hispanique. Son roman La fille du cannibale figure parmi la liste des « Cent meilleurs romans en espagnol du XXe siècle » établie en 2001 par le journal El Mundo.
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