romance

« Vif comme le désir », l’amour sur fond d’histoire mexicaine

tan-veloz-como-el-deseo(Lorsque j’ai lu l’œuvre en VO je cite l’édition lue mais aussi l’édition française.)

Tan veloz como el deseo / Vif comme le désir
de Laura Esquivel
Ediciones Punto de lectura, 208 pages. 2013 / Editions Gallimard, 224 pages. 2013.

L’histoire: « Ce qui m’émeut le plus dans les paroles, c’est leur capacité à transmettre de l’amour. Tout comme l’eau, les paroles se prêtent extraordinairement bien à la conduction du courant électrique. L’énergie amoureuse possède un énorme pouvoir transformateur, et mon père en avait à revendre. » En plongeant dans le passé de sa famille, Lluvia ressuscite une étonnante histoire d’amour. Celle qui unit Lucha, d’origine bourgeoise, au télégraphiste [Júbilo], capable de percevoir les pensées de ceux qui l’entourent. Pourquoi se sont-ils séparés ? Lluvia saura-t-elle les réconcilier ? L’auteur de Chocolat amer, best-seller mondial, mêle le sourire aux larmes, la sensualité à la sensibilité. Elle nous offre, en hommage à son père, l’histoire d’une passion, entre tragédie et bonheur de vivre.

PM Tan veloz como el desoCe livre respire le bonheur ! Qu’il s’agisse de lui-même ou de son histoire d’amour avec Lucha, la vie de Júbilo, le personnage principal, est une très belle histoire à suivre. Elle est simple mais bien construite et du coup elle sonne vrai. Même lorsque des moments sombres sont évoqués, ça reste beau.

Malgré la simplicité de l’histoire, on est tenu en haleine jusqu’à la fin grâce au système de flash back mis en place entre la vie de Júbilo et les questions que se posent sa fille, à présent que c’est un vieux monsieur. Ces retours en arrière constants permettent de disséminer des indices sur ce qu’a vécu Júbilo et nous font attendre des réponses qui arrivent au fur et à mesure de l’histoire.

Il y a de plus un fond historique. Au début la culture maya est assez présente puis il y a ensuite des allusions à des événements qui se sont passés au Mexique. Au-delà de l’Histoire, le livre est empreint de la culture mexicaine, tout en traitant de thèmes universels. En tant qu’européen cela nous permet de découvrir la société mexicaine tout en nous identifiant à ce que vivent les personnages.

Ma seule déception est que le résumé nous vend l’histoire d’un homme au don particulier (il peut interpréter ce que les gens n’arrivent pas à dire) et qu’à part au début, cet élément ne se retrouve pas dans l’histoire. Je m’attendais réellement à une histoire centrée sur son don et finalement il s’agit de son incapacité à s’en servir avec sa femme et tous les non-dits qu’il y a entre eux. C’est dommage car cela amène le lecteur sur tout autre chose.

Vif comme le désir est malgré tout une très belle histoire avec des personnages extrêmement attachants qu’on a plaisir à suivre, le tout ancré dans la culture mexicaine que l’on découvre à travers ce livre.

Esquivel LauraAuteure mexicaine majeure de sa génération, Laura Esquivel (1950) est mondialement connue pour Chocolat amer, roman publié en 1989 ayant été traduit en trente-cinq langues, adapté au cinéma, et considéré aujourd’hui comme un classique de la littérature latino-américaine. Elle a depuis écrit d’autres œuvres très différentes les unes des autres : essai, roman multimédia, roman historique.
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