Coups de coeur·mémoires

♥ « J’avoue que j’ai vécu »: lorsque le plus grand poète du Chili raconte sa vie mouvementée, c’est forcément un énorme coup de cœur!

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Cliquez ici pour visionner la chronique vidéo que j’ai faite de ce livre.

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J’avoue que j’ai vécu de Pablo Neruda
Editions Gallimard, Collection Folio, 1987. 540 pages.

Résumé: « Peut-être n’ai-je pas vécu en mon propre corps : peut-être ai-je vécu la vie des autres », écrit Pablo Neruda pour présenter ces souvenirs qui s’achèvent quelques jours avant sa mort par un hommage posthume à son ami Salvador Allende. Les portraits d’hommes célèbres – Aragon, Breton, Eluard, García Lorca, Picasso – côtoient les pages admirables consacrées à l’homme de la rue, au paysan anonyme, à la femme d’une nuit. À travers eux se dessine la personnalité de Neruda, homme passionné, attentif, curieux de tout et de tous, le poète qui se révèle être aussi un merveilleux conteur.

J'avoue que j'ai vécu PMJe crois que trois mots résument parfaitement mon ressenti de ce livre: fascination, voyage et poésie.

Il m’a en effet totalement fascinée par sa richesse car Pablo Neruda a eu une vie extraordinaire. Il est allé aux quatre coins du monde et a rencontré les plus grandes personnalités du XXe siècle, qu’il s’agisse d’artistes ou d’hommes politique, et il nous raconte tout dans ses mémoires. Il dresse le portrait de chacun de ces grands personnages tels que Che Guevara, Paul Eluard, Federico Garcia Lorca, Aragon, Staline, André Malraux, Pablo Picasso, etc. et c’est tout simplement fascinant de découvrir ses rencontres et son avis sur toutes ces personnes.

Bien sûr, j’ai conscience que nombre de portraits concernent des hispaniques et qu’en tant qu’étudiante en espagnol je n’ai jamais été perdue dans les noms évoqués, ce qui n’est pas le cas de tout le monde. Cependant, je ne connaissais pas toutes les personnes nommées et ça ne m’a rendue que plus curieuse de découvrir qui elles étaient, je pense donc que tout le monde peut avoir le même ressenti.

J‘ai également été fascinée par tout ce que j’ai appris de l’histoire et de la politique du XXe siècle grâce à Neruda. Il était engagé politiquement et ses nombreux voyages l’ont beaucoup cultivé, ce qu’il partage sans cesse dans ses mémoires. On apprend énormément sur des événements, des pays, des hommes. Le nombre de choses découvertes et acquises au cours de cette lecture est impressionnant!

De la fascination éprouvée découle une grande sensation de voyage. Comme je l’ai dis, Pablo Neruda a voyagé partout et nous emmène avec lui dans ses souvenirs sur les différents continents. On part ainsi du Chili pour aller en Asie (Singapour, Inde, Sri Lanka, Indonésie) puis arriver en France, en Espagne, et revenir en Amérique Latine (Mexique, Cuba) puis repartir sans cesse dans d’innombrables voyages.  A chaque fois Neruda sait transmettre la beauté des paysages, des gens, les couleurs, les odeurs, les saveurs. On en prend plein la vue sans avoir bougé de son canapé. C’est une sensation fantastique!

Enfin, il serait impossible de parler d’une œuvre de Neruda sans évoquer la poésie, lui qui est considéré comme l’un des plus grands poètes du Chili. Ici tout est écrit en prose, cependant la plume est si belle qu’on croirait lire de la poésie. Il arrive à rendre beau le souvenir le plus insignifiant. C’est tout simplement sublime!

Mon seul regret est que la vie n’ait pas permis à Neruda de terminer ses mémoires et qu’elle nous laisse avec une fin qui n’en est pas une puisqu’il n’a jamais pu y mettre le point final.

Plus encore que des Mémoires, J’avoue que j’ai vécu peut être considéré comme un roman tellement la vie de Pablo Neruda a été extraordinaire. Il nous emmène ainsi dans ses voyages et ses rencontres, qui ont tous été plus incroyables les uns que les autres, le tout écrit avec une plume extrêmement poétique. Ca ne peut être qu’un énorme coup de cœur!

PABLO NERUDAPoète et diplomate chilien, Pablo Neruda (1904-1973) est considéré comme l’un des plus grands auteurs du Chili, grâce à des œuvres devenues des classiques de la littérature latino-américaine telles que Résidence sur la Terre (1935) et Chant Général (1950). Il a reçu le prix Nobel de la littérature pour l’ensemble de son œuvre en 1971.
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