historique·journal intime

« Les heures silencieuses », petit tableau d’une vie de femme

Les heures silencieuses

Les heures silencieuses de Gaëlle Josse
Éditions J’ai lu, 2011. 96 pages.

L’histoire: Delft, novembre 1667. Magdalena Van Beyeren se confie à son journal intime. Mariée très jeune, elle a dû renoncer à ses rêves d’aventure sur les bateaux de son père, administrateur de la Compagnie des Indes orientales. Là n’est pas la place d’une femme… L’évocation de son enfance, de sa vie d’épouse et de mère va lui permettre l’aveu d’un lourd secret et de ses désirs interdits. Inspiré par un tableau d’Emmanuel De Witte, ce premier roman lumineux, coup de coeur des lecteurs et de la presse, dessine le beau portrait d’une femme droite et courageuse dans le peu d’espace qui lui est accordé.

Les heures silencieuses PMLes heures silencieuses est un petit roman qui arrive à nous transporter dans la Hollande du XVIIe siècle à partir d’un tableau. L’idée de départ est originale, et le voyage très agréable. Les passages relatifs à la Compagnie des Indes orientales permettent de se figurer son importance et son fonctionnement, ce qui est très intéressant des points de vue culturel et historique.

On prend également conscience du fonctionnement des familles et de la place de la femme, bien que la protagoniste ait la chance de vivre entourée d’hommes compréhensifs pour l’époque.

Elle nous raconte des bribes de ce qu’a été et est sa vie, et on suit avec plaisir sa plume, ou devrais-je dire, la plume de l’auteure, qui est très jolie.

Néanmoins, il m’a manqué quelque chose. Ce n’est pas dû à la brièveté de l’œuvre, mais vraiment lié à l’histoire en elle-même. Tout est agréable à lire, mais j’ai eu du mal à comprendre l’intérêt du livre. On s’attend à un rebondissement, ou un événement qui va venir tout bouleverser, mais il ne se passe rien de spécial. Il s’agit seulement d’une femme qui se confie à son journal, ce qui est un peu trop simple pour moi. J’aurais aimé qu’un élément perturbe ma lecture, afin qu’elle me marque d’avantage.

C’est au final un petit livre très agréable à lire, avec une idée de départ originale, et une ambiance culturellement et historiquement intéressante. Malheureusement je suis un peu restée sur ma faim.

Josse GaelleAuteure française, Gaëlle Josse (1960) a publié son premier roman, Les heures silencieuses, en 2010. Après trois prix reçus, elle a écrit quatre autres livres, dont Le Dernier Gardien d’Ellis Island qui a été très récompensé en 2014.
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4 réflexions au sujet de « « Les heures silencieuses », petit tableau d’une vie de femme »

  1. Déjà, la couverture est superbe ! ! J’ai étudié la peinture flamande à la fac et j’en suis tombée amoureuse… elle n’est pas aussi spectaculaire que la peinture italienne de la même époque, mais…elle a vraiment son charme. Je trouve la peinture de genre charmante et touchante et un tableau comme celui-ci ornant une couverture ne peut que m’attirer et me donner envie de lire le résumé. Effectivement, ça me tente totalement ! ! Une lecture très prochaine, je pense.

    Aimé par 1 personne

    1. Quelle chance, je n’ai jamais étudié de peinture, hormis les classiques espagnols, et c’est vraiment quelque chose qui m’attire.
      Toi qui aimes les romans historiques, ce livre pourrait être un moyen de te sortir de ta zone de confort, tout en gardant certains éléments que tu apprécies. J’espère que tu me feras un retour quand tu le liras, je suis curieuse d’avoir ton avis 🙂

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